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École de chute libre

Il est où le bonheur?

À la veille de mes 18 ans, pour mon anniversaire, ma mère m’a offert le choix entre une partie de golf et un saut en parachute. J’ai hésité quelques instants avant de pencher pour ce qui deviendrait assurément le cocktail le plus insolite que j’ai eu l’occasion de boire dans ma vie! Voici pourquoi.

Le cerveau est l’organe le plus complexe du corps humain et il est dans la nature humaine d’anticiper de nouvelles expériences. Face à l’inconnu, il est donc normal de se poser quelques questions et d’éprouver une certaine crainte.

Avant de sauter d’un avion en parfait état, une question peut surgir à votre esprit : « Pourquoi faire ça? ». Mais une autre devrait aussitôt lui succéder : « Pourquoi pas? ».

Notre bon ami Alfred Hitchcock disait : « Il n’y a pas de terreur dans un coup de feu, seulement dans son anticipation ». Cette expression s’applique tout autant à un saut en parachute.

En comprenant les principes concrets d’un saut en parachute, vous serez plus à même d’apprécier l’expérience lorsque vous la vivrez; alors essayons de démystifier ensemble l’expérience d’un saut en parachute!

En arrivant sur le site, les papillons commencent à s’agiter au creux de votre estomac et votre rythme cardiaque accélère légèrement. Les gens qui vous accompagnent, l’équipe d’instructeurs, la fébrilité dans l’air… le moins que l’on puisse dire est que l’atmosphère devient palpable. Vous vous enregistrez au comptoir et on vous appelle à la formation. Vous visionnez alors une vidéo qui a pour but de dissiper vos craintes et vos questionnements.

Vous commencez à avoir la bouche sèche, les mains moites ou les jambes molles. Vous pensez à l’expérience que vous allez vivre sous peu. Les images de la vidéo de formation apparaissent à votre esprit. Ça avait l’air si facile, si plaisant, mais est-ce dangereux?

Vous anticipez la peur d’avoir peur, mais vous continuez. C’est à cause de la dopamine qui influe sur votre inhibition.

Vous embarquez dans l’avion. Houlà! On ne peut plus reculer! L’avion décolle et c’est parti pour l’expérience d’une vie. Vous disposez maintenant d’une dizaine de minutes pour admirer la vue par les hublots, croyant sans cesse qu’il sera bientôt le temps de sauter, vu la hauteur à laquelle vous êtes.

À 5 000 pieds, votre instructeur vous annonce qu’on arrive à l’altitude où il ouvrira le parachute et qu’il reste encore 8 500 pieds à la montée. Vous réalisez alors à quel point c’est haut 13 500 pieds! Votre instructeur en profite pour réviser chacune des étapes du saut avec vous.

Quelques instants plus tard, la porte ouvre. L’avion vole et quelqu’un a ouvert la porte. Pourtant, à l’inverse de ce que vous voyez dans les films, vous n’êtes pas aspiré à toute vitesse à l’extérieur. C’est parce que l’avion n’est pas pressurisé.

Vous vous avancez lentement vers la porte en voyant d’autres sauteurs tomber vers le sol. Votre coeur s’emballe et bat la chamade. Vous êtes conscient comme jamais vous ne l’avez été.

Vous vous apprêtez à vivre une expérience inhabituelle avec un potentiel de risques et votre corps est prêt à réagir. C’est grâce à l’adrénaline qui circule à flot dans votre organisme.

Vous préféreriez peut-être rester à bord de l’avion, mais votre instructeur, solidement attaché à vous, donne l’impulsion de départ. Vous n’avez pas eu le temps de réagir, de penser. Vous êtes dans le vide et c’est là que toute la magie opère. Vous tombez à 200 km/h droit vers le sol. Vous êtes libre!

Une fois sorti de l’avion, plus rien n’a d’importance puisque, de toute façon, vous ne pouvez plus remonter à bord. Votre cerveau est béat. Comment expliquer qu’il faille regarder au sol plutôt qu’au ciel pour apercevoir les nuages? Comment expliquer cette impression de ne pas tomber du tout, ou de tomber au ralenti?

Vous savez que le sol approche, mais vous ne réalisez pas pleinement la vitesse de votre chute puisque vous n’avez pas de points de repère, comme les arbres sur une autoroute.
Si vous le désirez, un caméraman viendra filmer vos plus belles grimaces durant la chute libre. Vous pourrez peut-être même lui tenir la main. Quelle sensation de voir un autre être humain interagir avec soi dans ce vaste espace.

Après un temps beaucoup trop court à votre goût, le parachute ouvre enfin. Vous venez de vivre des émotions fortes et maintenant que vous avez une voile au-dessus de la tête, vous vous sentez bien. La pression tombe. Vos muscles se relâchent. Vous n’avez qu’une envie, crier votre bonheur à tous.
C’est l’endorphine qui embarque.

Vivre pleinement l’expérience d’un saut en parachute, c’est passer par toutes ces étapes rocambolesques qui se déroulent au sein même de l’organe le plus complexe du corps humain.

Vous n’avez pas eu le temps de penser à grand-chose, sinon que vous aviez du plaisir à chacune de ces étapes. À peine arrivé au sol, vous ne souhaitez que recommencer. Vous venez d’avoir la piqure!
De nos jours, plusieurs forfaits de saut s’offrent à vous. Le plus populaire est celui à 13 500 pieds puisqu’il offre la parfaite combinaison entre le temps de chute libre et le temps passé sous voilure.
Vivre l’expérience d’un saut en parachute, c’est éprouver plus de bonheur en une seule fois qu’on n’en a jamais ressenti auparavant. Ça se comprend compte tenu du cocktail hormonal par lequel le corps vient de passer.

Romain Gary disait : « Il ne faut pas avoir peur du bonheur. C’est seulement un bon moment à passer ». Alors pour vivre l’expérience des hormones du bonheur, vivez la différence Voltige!
Je l’ai vécue pour la première fois à la veille de mes 18 ans et j’en remercie encore ma mère.

Auteur : François Bertrand-Potvin

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